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La visualisation

 

Parmi les techniques utilisées en sophrologie, la visualisation, c’est-à-dire notre capacité mentale à nous représenter un objet – et, par extension – un son, une situation, une émotion ou une sensation, occupe une place centrale.

brain icons

Selon son intensité, cette représentation peut déclencher plus ou moins les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité.

En sophrologie, la visualisation est systématiquement utilisée dans la préparation aux épreuves ou changements (examens, compétitions sportives, accouchement, intervention chirurgicales,…). Elle permet de venir renforcer un état positif souhaité: relâchement, concentration, motivation, ….

 

« Le cerveau peut simuler, au sein des régions somatosensorielles, certains états du corps, comme si ces derniers se produisaient. Et puisque notre perception de n’importe quel état du corps est enracinée dans les cartes corporelles des régions somatosensorielles, nous percevons cet état comme s’il se produisait, alors que ce n’est pas le cas »

A.Damasio, Neuroscientifique.

Le schéma corporel

Affiner, prendre conscience de son schéma corporel constitue la base même de la sophrologie.

human bodyNotre corps est le réceptacle de toutes nos émotions, à chaque instant nous vivons et agissons avec et à partir de lui.  Intégrer consciemment notre schéma corporel, se le réapproprier est le fondement de l’entrainement sophrologique afin de mieux se connaitre et de démarrer le travail sur l’objectif visé : gérer un stress, préparer un évènement, accompagner un processus de guérison, développer certaines capacités ….

Qu’est-ce que le schéma corporel [1]?

« La notion est complexe car elle réunit à la fois les dimensions physiques et sensorielles du corps et la représentation que l’on s’en fait, l’image de soi (proche in fine de l’estime de soi).
A la naissance, le schéma corporel n’existe qu’en tant que potentiel. C’est à partir des stimulations corporelles et sensorielles internes et externes qu’il se structure progressivement, jusqu’à la fin de l’adolescence.
Cependant, il est en perpétuelle évolution, jusqu’à la fin de la vie , en fonction des apprentissages ( par ex.: un geste professionnel) ou des désapprentissages (par ex.: si l’on cesse une activité corporelle). Les objets utilisés régulièrement deviennent, ou bout de quelque temps, des prolongements du schéma corporel : le stylo, la raquette de tennis, la voiture, etc.
La représentation que l’on a de son corps se structure également à partir de la naissance. Elle dépend de la façon dont nous sommes touchés (corporellement, avec affection ou pas), nommés ou qualifiés, aimés. L’estime de soi se forge en grande partie à partir de cette représentation, il s’agit donc d’un aspect psycho-affectif.
A. Caycedo, fondateur de la sophrologie, considère que le schéma corporel est à la base même de la conscience. Toutes les techniques de sophrologie commencent par une  lecture du corps, par des stimulations dont l’objectif est la prise de conscience des sensations-perceptions, afin d’amener le schéma corporel à plus de « réalité vécue ». Cela signifie qu’il s’agit de sentir son corps, non de se le représenter. Grâce à l’entraînement, à la répétition, le schéma corporel se structure de façon toujours plus précise. A partir de là, l’image de soi peut se modifier, s’améliorer et venir renforcer l’estime de soi. « 
 

Les 3 niveaux de perceptions physiques

Il existe différents types de perceptions corporelles que notre cerveau va cartographier au fur et à mesure de notre croissance et des expériences vécues tout au long de notre vie :

– les perceptions proprioceptives liées au mouvement : les muscles, les articulations, certains viscères,

– les perceptions intéroceptives liées à l’état interne de l’organisme : tissus du corps, tel que le degré de  contraction/relâchement des muscles lisses (majorité des viscères),

– les perceptions extéroceptives liées au monde extérieur à l’organisme : les cinq sens (toucher, odorat, goût, ouïe, vue)

 

« C’est dans le corps que j’éprouve pour moi-même, le sens le plus profond que chacun d’entre nous accorde spontanément au verbe exister« 

A.de Waelhens

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[1] R. Esposito, Sophrologie, « Lexique des concepts, techniques et champs d’application« , Elsevier Masson, 2010

La respiration

 

La prise de conscience de sa respiration constitue un des points d’entrée majeur pour réguler l’équilibre corps/esprit.

La respiration est à la base de notre équilibre physique et psychique. Bien régulée, elle est le gage d’une bonne santé et d’une vitalité accrue.

En travaillant sur la respiration, la sophrologie  va permettre une meilleure connaissance de son mode de fonctionnement et un retour plus rapide à un état d’équilibre émotionnel.

 


Respiration et psyché

La vie psychique influe sur la respiration. La respiration influe sur la vie psychique.

Homme assis arbreLa respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neurovégétatif que l’homme puisse maîtriser. Elle participe à la régulation du système nerveux et de la circulation sanguine. D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Dans le cadre de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale. Le rythme et la place de la respiration se modifie selon les besoins de la vie et de notre état émotionnel, elle peut se limiter, s’accélérer, se saccader, se bloquer, être plus haute ou plus basse selon le moment. L’angoisse ou le stress,  par exemple, interdit une respiration calme et paisible.
En retour, nous pouvons calmer ou activer notre état interne en utilisant des techniques respiratoires appropriées : respiration abdominale, thoracique, expiration plus longue ou plus courte selon le besoin.


Respiration et physiologie

La respiration est un acte qui concerne tout le corps, les mouvements respiratoires ont des prolongements nécessaires jusque dans les extrémités du corps. Elle influence considérablement l’ensemble des fonctions corporelles, dépassant largement l’aire de ce que l’on appelle « l’appareil respiratoire ».

De tous les muscles respiratoires, le plus important pour notre état général est le diaphragme. La mobilité de la colonne vertébrale et du bassin sont en rapport direct avec la mobilité du diaphragme. Une mauvaise position, des mauvaises habitudes, des muscles du dos trop faibles, sont autant de raisons pour que la respiration ne s’effectue pas dans de bonnes conditions.

 


Sur le plan physiologique, elle assure des échanges essentiels au niveau des poumons en absorbant de l’oxygène et en éliminant le gaz carbonique.

Transtarent human lungs anatomy. Isolated on whiteCes échanges gazeux ont lieu au niveau des alvéoles pulmonaires. L’oxygène progresse ensuite jusqu’au sang et permet ainsi, via le système cardiovasculaire, d’atteindre les cellules. La respiration cellulaire utilise cet oxygène (comburant) pour dégrader le glucose (carburant) et en extraire de l’énergie. Ce qui aboutit à la production de déchets à éliminer (gaz carbonique, acides faible type sulfates, phosphates). Les poumons évacuent ces énormes quantités de CO2 et jouent donc un rôle de premier plan dans la régulation de l’équilibre acide-base.